Au Maroc, l’article 490 du code pénal condamne les mères célibataires à de la prison ferme. La société, quant à elle, les fustige comme des parias. Pour les défendre, Mahjouba Edbouche a fondé l’association Oum El Banine (mère des enfants) qui accueille les femmes enceintes non mariées. Dans ce lieu qui les protège, la réalisatrice nous entraîne dans leur quotidien et nous montre leur parcours, de leur arrivée à l’association jusqu’à la naissance d’un enfant et parfois jusqu’à la réconciliation avec leur famille.
 
Un film de Myriam Bakir
 
France, Maroc •  62 minutes

Produit par Cécile Vacheret
Production déléguée : Sedna Films
Production étrangère : Abel Aflam
Ingénieure du son : Sanaa Fadel
Montage :  Nicolas Sarkissian, Fatima Benbrahim et Laetitia Daleme
Mixage : Patrice Raynal
Producteur étranger : Jean-David Lefebvre
Directrice de la photo : Gertrude Baillot
Compositeur : B’nèt Houariyat, Hoba Hoba Spirit
Etalonnage : Éric Salleron

 

Festivals

2021 • DocsBarcelona – International Documentary Film Festival • Barcelone (Espagne) • Sélection officielle Panorama
2021 • PCMMO – Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient • Saint-Denis (France) • Sélection « Prix des dionysien-ne-s »
2020 • IDFA – International Documentary Festival Amsterdam • Amsterdam (Pays-Bas) • IDFA Competition for Mid-Length Documentary
2020 • PriMed – le Festival de la Méditerranée en images • Marseille (France) • Sélection Enjeux méditerranéens

 

 

De parents marocains, Myriam BAKIR est née à Paris. Après des études au Conservatoire Libre du Cinéma Français à Paris, puis un cycle de formation à la photographie aux États-Unis et une expérience professionnelle à la télévision aux Antilles, elle réalise trois courts-métrages.
« Samia » avec Neza Rahil, prix du Public aux Rencontres Cinématographiques de Meknès, prix d’interprétation féminine au Festival National de Casablanca, est diffusé sur Canal+.
En 2011, son premier long-métrage « Agadir-Bombay » avec Noufissa Benchehida, obtient le prix d’interprétation féminine au Festival National du Film de Tanger. Dans ce film sur la place de la prostitution au Maroc, c’est toujours la position de la femme que la réalisatrice défend. Aujourd’hui son oeuvre sert de plaidoyer auprès d’associations de défense des droits des femmes et des enfants. Avec le concours du Ministère de l’Éducation Nationale marocain, il est régulièrement visionné dans les établissements scolaires.

Avec « Mères », Myriam BAKIR signe son premier documentaire. La réalisatrice se réfère au réel, celui de Mahjouba Edbouche, femme engagée auprès des mères célibataires au Maroc. Le film confronte son action, le sort de ces femmes et la loi qui les condamne.